Notre existence est spirituelle avant d’être matérielle

 

par Marianne Hubert

Entre mes 3 ans et mes 18 ans, j’ai vécu 7 expériences de mort imminente. Ma plus grande blessure d’enfance a été de ne pas être entendue par mon père quand j’en faisais le récit. Ce n’est qu’après de longues années de travail sur moi que j’ai pu comprendre que son rejet était son plus beau cadeau. S’il m’avait reconnue dans mon vécu, j’allais en rester là, contente d’être comprise et choyée par mon Papa. 

 

Grâce à son rejet, j’ai dû apprendre à assumer moi-même la valeur de ces expériences et j’ai fini par en faire une méthode de travail sur soi pour inspirer d’autres à se percevoir dans leur identité large, humaine et divine à la fois : le Troisième Pôle.

 

Les mots ne suffisent pas pour vous décrire le bain d’amour inconditionnel que j’ai vécu de l’autre côté du voile. La sensation d’être immense, partout à la fois, en communion profonde avec tout ce qui existe. La conviction intime que la Vie, toute vie, est bienveillante. Que l’univers ne veut qu’une seule chose… nous plaquer au sol de bonheur, de plaisir et d’amour. Que tout est profondément juste. Que notre souffrance provient des parties de nous qui ne sont pas encore en alignement avec les lois universelles (amour, bonheur, plénitude, santé, abondance, fraternité, … bref, tout ce qui est positif sans son contraire négatif) et qu’elle n’existe que pour nous aider à faire de nouveaux choix, mieux alignés sur notre identité divine.  

 

Notre inconscient collectif, véhiculé par de nombreuses religions et philosophies, nous propose de voir l’évolution spirituelle de l’homme comme une ascension. Le défi serait de nous élever d’une vie terrestre bassement matérielle pour aller vers la sérénité et le non-attachement qui sont propres aux dimensions spirituelles par le renoncement, le sacrifice, la pauvreté, la chasteté... Cette vision peu attrayante pour l’homme moderne explique peut-être que nous sommes nombreux à nous être détournés des dogmes. 

 

Selon ces dogmes, les deux mondes seraient totalement séparés. L’autre monde est alors vécu comme, au pire, une totale illusion ou au mieux, une vague promesse d’un monde meilleur mais pas sûr qu’on corresponde aux critères d’admission de ce club tout de même très sélect. Pas étonnant qu’on essaie d’éviter de penser à la mort jusqu’au moment où elle est à notre porte…  

 

Et si tout ça était faux et n’était qu’un vague souvenir de l’époque où l’homme devait encore apprendre à maîtriser ses pulsions destructrices ? L’enfer et le paradis, un dieu sévère dont on espérait la clémence par l’obéissance à des règles rigides et extérieures, mais dont on devait craindre la punition, tout cela correspond bien à cet ancien état de conscience… 

 

Depuis cette époque, nous avons tellement évolué. Peut-être sommes-nous fins prêts pour la vraie responsabilité de soi ? Peut-être n’avons-nous plus besoin d’intermédiaires pour célébrer le contact avec le divin. Et si dieu était dans tout ? Et si dieu, c’était nous, tout compte fait ? 

 

Pourquoi vivre sur terre ?

 

En fait, nous appartenons aux dimensions supérieures, nous y sommes chez nous. Nous venons en mission sur terre en tant qu’émissaires de ce monde plus parfait, plus beau, plus aimant et plus lumineux pour aider à perfectionner notre monde terrestre et, au passage, rectifier quelques erreurs d’interprétation qui sont encore logées dans notre matière d’âme… 

 

Contrairement aux mondes spirituels, la terre -- par sa densité, sa dualité, sa lenteur, sa lourdeur -- offre les conditions idéales pour épingler ces éléments en nous qui ne sont pas alignés sur les lois universelles.

 

Comment faire ? 

 

Quand nous sommes dans l’autre monde, nous « écrivons » un scénario pour placer, dans une vie terrestre, les erreurs que nous voulons transformer. Nous créons d’abord le décor : notre pays, notre environnement socio-culturel, notre religion, notre sexe, la couleur de notre peau, d’autres caractéristiques physiques, etc. 

 

L’esprit que nous sommes réellement est à la fois le scénariste et le personnage principal : le héros de cette vie spécifique. Nous recrutons les autres acteurs, ceux qui joueront le rôle des « gentils » et des « méchants », souvent les deux à la fois. Ce seront nos parents avec leurs qualités et leurs défauts, nos frères et sœurs, nos enseignants, nos partenaires amoureux, nos patrons, etc. Nous programmons l’histoire, le drame, les différents épisodes de notre vie. 

 

Vraie vie ou fausse vie ?

 

Avant de venir sur terre nous oublions cette perspective spirituelle de la vie, et également le poids du souvenir de toutes nos erreurs commises dans d’autres existences, car la culpabilité serait écrasante. Nous emportons donc une valise légère pour le voyage que représente chaque incarnation : quelques qualités et quelques défauts. 

 

Cet oubli fait que souvent nous nous perdons dans le décor, convaincus que ce rôle que nous jouons dans le film qui se déroule sur terre, le monde de la matière, serait notre vraie vie. 

 

Nous tentons alors de survivre dans ce monde matériel. Nous en observons les règles et en poursuivons les objectifs : l’éducation « formatage », trouver un boulot, un logement, une voiture, un(e) partenaire, se marier, avoir des enfants, partir en vacances, réussir dans son métier pour acquérir des biens matériels, le tout parfois sans grande conviction ou satisfaction... 

 

On a tôt fait de croire que ce qui nous fait vraiment vibrer n’est qu’un rêve inatteignable... et nous nous en détournons sous prétexte qu’il faut être « raisonnable » et tenir compte de « la réalité ». 

 

Perte de sens

 

La lassitude que nous ressentons souvent nous indique que nous nous sommes éloignés du sens véritable de notre vie. Nous cherchons à étouffer cette lassitude en amoncelant des objets et en apportant des changements extérieurs : changer de boulot, de maison, de voiture, de pays, divorcer, se remarier... 

 

Trouver l'envers du décor

 

Le sens de la vie est d’apprendre nos leçons, d’évoluer, de progresser, de grandir, de changer d’avis sur ce qui nous limite, de créer des liens puissants avec les autres, d’aimer, de jouir, de profiter, de nous épanouir, d’être heureux…

 

Si nous acceptons le défi de transformer les parties de nous qui en ont besoin, nous nous approchons tout naturellement de la réalisation de notre rêve qui contient notre mission: le cadeau que nous avons à offrir à la terre. Si nous ne nous réveillons pas au sens de notre vie, la terre devra s’en passer, car nous sommes le seul et unique à pouvoir le lui offrir... 

 

Mise en place de la quête 

 

La chasse au trésor de notre vraie vie commence dans l’enfance ! Nous avons reçu l’ordre de mission quand nous étions petits et nous pouvons le consulter à tout moment ! 

 

Comme dans les contes de fée, notre quête héroïque a commencé par un drame. Notre souffrance d’aujourd’hui y a son origine. Cette souffrance était nécessaire pour révéler l’œuvre à accomplir !

 

Notre enfance 

 

Mais revenons à notre vie terrestre. Nous avons tous souffert quand nous étions petits. Notre entourage n’était pas parfait ! Les imperfections des uns et des autres ont laissé de profondes empreintes sur notre petit cœur d’enfant ! Nous avons vécu des manques, des frustrations, des injustices, des humiliations... nous étions livrés et sans protection. 

 

Pour nous protéger contre cette souffrance, nous avons trouvé des solutions de survie en tirant des conclusions et en adoptant des croyances, toutes alignées sur cette expérience de vie douloureuse. Ce sont nos mécanismes de défense... Ils étaient nécessaires quand on était petits, ils nous ont aidé à survivre ! 

 

Comprendre et abattre nos défenses 

 

Mais à l’âge adulte, nos défenses sont devenues obsolètes, car notre vie a changé. Désormais ces mêmes défenses nous emprisonnent, nous empêchent de vivre l’amour et le bonheur, nous séparent des autres, nous font du mal et font du mal à autrui. Ce sont justement nos défenses qui maintiennent désormais grandes ouvertes nos blessures de l’enfance. 

 

Tant que nous ne devenons pas conscients des leçons qui sont cachées dans les manques et les frustrations de notre enfance, nous nous acharnons à vouloir réparer le passé, souvent de manière automatique et sans réelle conscience. 

 

Comment déchiffrer la carte au trésor ? 

 

Notre voie royale pour retrouver le sens se trouve dans l’observation de nos petites et grandes émotions de la vie de tous les jours ! En suivant leur fil rouge, nous pouvons nous arrêter aux balises que sont chaque vexation, chaque conflit et chaque événement indésirable que nous impose la vie et découvrir la leçon qu’ils contiennent. Nous pouvons alors choisir de transformer ce qui est erroné et sombre en nous. Il appartiendra à l’autre de transformer ce qui est erroné en lui ! 

 

Nos émotions nous révèlent le contenu de notre subconscient avec toutes ses conclusions erronées, ses conflits et ses contradictions, souvent très éloignés de ce que nous pensons consciemment. 

 

Si nous acceptons de reconnaître tout ce qui est vrai à notre sujet, la purification de ce qui est sombre en nous est rapide et naturelle, car il ne s’agit que d’une distorsion temporaire de notre perfection d’origine qui reste accessible en-dessous de l’erreur.  

 

Mission accomplie 

 

En adoptant cette nouvelle manière d’envisager la vie, nous passons de l’identification avec notre conscience infantile à la perspective adulte de la réalité. Seule la perspective adulte peut s’ouvrir sur le divin ! Toute l’envergure de l’être magnifique et puissant que nous avons toujours été devient alors une potentialité à portée de main. 

 

 Le Troisième Pôle : l’allié de votre quête  

 

Les activités proposées par Marianne Hubert et son équipe d’accompagnants – Le Troisième Pôle -- apportent au chercheur que vous êtes une profonde compréhension de l’envers du décor de la vie à partir de votre perspective spirituelle. 

 

En partant de ce qui existe dans votre vie, vos dilemmes, vos questionnements et confusions, vos difficultés de vie, mineures comme majeures, vous prenez conscience de vos conflits intérieurs et pouvez alors les résoudre, avec des résultats concrets dans votre vie. 

 

Progressivement, vous découvrez votre identité véritable et vous vous donnerez le droit d’ouvrir grands les bras pour accueillir tout ce que la vie a de meilleur à vous offrir. Vous libérerez le cadeau unique, l’amélioration spécifique que vous êtes le seul à pouvoir apporter à la terre.