Mon histoire:

 

Je suis née le 2 février 1963 à Ostende, d’une maman canadienne et d’un papa belge. Petite, j’étais malade. Ma première mort clinique, à l’âge de 3 ans, m’a donné une expérience intense de la réalité beaucoup plus vaste de l’autre monde et un aperçu du sens de la vie sur terre. Avant 18 ans, j’ai eu six autres expériences de mort éminente. Les mots ne suffisent pas pour vous décrire le bain d’amour inconditionnel que j’ai vécu de l’autre côté du voile à chaque EMI.

 

On me montra un film de ma vie jusque-là avec toutes les interactions que j’avais vécues avec les autres, nos échanges d’amour et de joie, mais aussi de haine et d’hostilité. J’appris que la vie sur terre est une école pour purifier les parties de notre âme qui ne sont pas encore perméables à l’amour.

 

Comme les médecins étaient certains que je ne vivrais pas longtemps, mes parents n’ont pas pris la peine de m’éduquer. Mon père, officier à la marine, était terriblement gêné quand je racontais mon vécu après chaque EMI. J’en ai déduit que je méritais le rejet et cette peur du rejet a joué un rôle important dans ma vie, parce qu’il m’a longtemps fait hésiter si oui ou non j’allais accepter d’être visible pour mettre mon talent à disposition du plus grand nombre.

 

A 3 ans et demi j’ai été placée dans un sanatorium tenu par des religieuses. Mon monde s’est effondré, c’était comme un abandon car tout contact avec ma famille était interdit. On m’enleva tout ce qui m’était familier et me sécurisait : mon dialecte d’Ostende, mes beaux habits, les bonbons mis dans ma valise, mon doudou et ma tétine, mais surtout… les câlins de maman.

 

J’ai le souvenir d’avoir arpenté les couloirs pendant un an en pleurant. Les autres enfants avaient tous plus de six ans et me rejetaient. Un seul moment positif : quand j’ai eu la coqueluche je dormais dans la chambre de la mère supérieure, elle était gentille. Elle avait une longue tresse de cheveux gris et portait une chemise de nuit en flanelle à petites fleurs et me donnait du jus de cassis.

 

Rentrée chez moi, j’étais devenue une enfant difficile. J’avais perdu toute ma spontanéité et voulais me venger : mes parents devaient céder à tous mes caprices. Un jour, je voulais une poupée asiatique, introuvable à l’époque, et quand ils m’ont donné une statuette, j’ai fait une crise de colère terrible.

 

Quand un remède fut trouvé pour mon asthme – je devais avoir 11 ans - j’ai enfin pu bouger plus librement. J’ai alors décidé de vivre très intensément, mais sans sagesse, sans limites et dans la provocation et me suis attirée beaucoup de problèmes, tentant de me sentir VIVANTE. Mais je me souviens aussi de mon désir intense et nostalgique de rentrer chez moi, là où règnent l’amour et la joie : la mort.

 

Je travaillais bien à l’école et j’ai terminé très tôt mes études. Très vite, mon monde me parut trop petit. J’ai déménagé à Bruxelles et à 16 ans à peine j’ai commencé à travailler dans le monde de l’entreprise. A 19 ans, je m’installais à Athènes, à 22 ans j’habitais Paris, à 25 ans Wilmington, DE aux États-Unis, retour à Paris, et suis enfin rentrée en Belgique à l’âge de 28 ans.

 

J’avais la bougeotte, et non seulement géographiquement… j’ai passé ma jeunesse à rechercher ce que j’avais expérimenté de l’autre côté du voile en devenant bouddhiste, en étudiant l’astrologie, le tarot et les runes, en parcourant des chemins initiatiques en druidisme et candomblé. Je fis une première psychanalyse à 16 ans, suivie par plusieurs autres : Lacan, Freud, Jung et une psychothérapie corporelle. Je me suis formée à la psychanalyse jungienne, la psychologie transpersonnelle et la respiration holotropique. Tout cela était enrichissant et fascinant, mais rien ne m’approcha de ce que j’avais vécu pendant mes NDE.

 

Ma vie matérielle était chaotique: même si je gagnais très bien ma vie, je me retrouvais souvent endettée. Je n’arrivais pas à créer de relation de couple durable. J’étais devenue maman d’une adorable petite fille. Je voulais lui donner une vie stable et belle et je savais que toutes mes recherches spirituelles n’allaient pas la lui donner.

 

J’étais arrivée à un point où j’en avais marre de toute cette lutte et je décidai d’arrêter de rechercher le monde spirituel sur terre ! J’ai pensé que si ma connexion spirituelle ne servait pas à ma vie sur terre, j’abandonnerais tout. En colère, je fis un bras d’honneur au monde spirituel, je me souviens de ce moment comme si c’était hier ! J’étais profondément déçue parce que j’avais l’impression qu’on m’avait fait une promesse là-haut. J’avais toujours espéré que les choses viennent d’en haut, de la source éternelle d’amour et d’abondance dont je me souvenais de mes EMI. Rien ne vint ! Le plafond restait en place ! Il n’y avait pas moyen de remonter. Il devenait évident pour moi que j’avais utilisé la spiritualité pour fuir et embellir la vie sur terre que je trouvais trop grossière en comparaison…

 

Je décidai donc enfin me contenter de ce qu’il y avait. Alors que j’avais toujours refusé de me servir de mes 7 langues comme atout professionnel parce que je voulais faire un travail plus noble, j’ai cédé, abandonnant ce qui m’intéressait le plus : la spiritualité et la psychologie. Je me suis résignée à vivre une vie que je projetais morne, ordinaire et grise et j’ai passé un concours pour être fonctionnaire européen. J’ai accepté la vie sur terre, avec toutes les limitations qu’elle impose, celle de devoir travailler pour gagner sa vie, de se contenter de la dualité, bref, je devais apprendre à vivre avec ce qui est plutôt qu’espérer ce qui pourrait être.

 

C’est à ce moment-là que les synchronicités se sont mises à pleuvoir, comme si la dimension spirituelle voulait m’impressionner avec son pouvoir sur le monde matériel. Lors d’un soin énergétique, je me suis enfin sentie connectée à la terre et le praticien me transmit les conférences du Pathwork, qui correspondaient parfaitement à mon vécu de l’autre côté du voile. C’était le plus cadeau que je puisse imaginer.

 

J’entrepris mon chemin de transformation à l’aide de ces conférences (j’en ai traduit une centaine) et arrêtai de justifier mes propres attitudes négatives par la négativité des autres. Je me suis concentrée sur ce que je voulais manifester, confrontant et traversant chemin faisant tous les obstacles que j’avais moi-même créés.

 

En voulant bien regarder ce dont j’avais l’habitude de détourner le regard, je les retrouvai dans mes émotions de tous les jours : mes croyances erronées, mes peurs, mon sentiment d’inadéquation. Tous alignés sur le manque, le vide, la disharmonie et la dualité, tout ce que j’avais connu pendant mon enfance.

 

A partir de là, ma vie est devenue une chasse au trésor. Progressivement, chaque problème étant devenu le point de départ d’une nouvelle libération, je n’en avais plus peur. Je ne vibrais plus les problèmes  et ils ont arrêté de venir vers moi. Tout ce que j’avais à faire c’était de grandir, bouger, et changer d’avis sur ce qui en moi n’était pas encore perméable à l’amour, en étant le témoin neutre et bienveillant de mon expérience émotionnelle.

 

C’était en 1996 ans. J’ai quitté les institutions européennes après sept ans de service pour des raisons de santé, tout en gardant mes avantages. Depuis lors, j’ai créé ma méthode pour libérer notre essence spirituelle et la vivre au quotidien : « le Troisième Pôle ».

 

Je canalise une entité spirituelle, le Guide, qui nous accompagne avec des conseils faciles à mettre en pratique pour oser notre véritable envergure : plus de 3000 pages d’enseignement se sont accumulées.

 

Je suis ravie et honorée d’aider de nombreuses personnes à retrouver le fil rouge de leur noyau divin en donnant des conférences, des ateliers et des stages en Belgique et en France et depuis peu en ligne également. J’ai créé un jeu d’oracle « le Divin au quotidien ». J’ai écrit un livre, « Accueillons notre imperfection » et je travaille avec l’équipe d’accompagnants que j’ai formés à ma méthode.

 

Avec ma famille, nous vivons dans une ancienne graineterie à la campagne. Nous y avons créé un centre polyvalent qui s’appelle « Autre Porte », une autre porte vers le plaisir et la croissance.

 

Cela fait 20 ans que je suis en couple avec mon mari, Emilien Sanou, musicien, compositeur et professeur de rythme de grand talent. Il est originaire du Burkina Faso et nous avons travaillé dur pour construire notre couple, venant de mondes différents dans tous les sens du terme.   Mais nous avons réussi à construire un couple basé sur l’amour et le respect. Aller vers l’union plutôt que la fusion a été un chemin dans le chemin. Nous avons une grande famille merveilleuse, 5 enfants à nous deux et 4 petits enfants.

 

Et nous travaillons ensemble. Emilien assure l’enracinement dans les activités du Troisième Pôle en jouant le balafon lors des méditation guidées et il nous aide à oser notre intensité et  notre puissance par le jeu des percussions lors de nos stages transpersonnels.

 

En 2007, nous avons créé un projet social au Burkina Faso, l’association Etoile Polaire. Nous parrainons la scolarité d’environ 300 enfants chaque année.

 

Je n’avais aucune idée que tout était déjà en moi. Ce que je pensais devoir quémander à un dieu sur son nuage se trouve ici, tout au fond de moi. Tout se trouve en vous également, prêt à émerger de la merveilleuse source de votre noyau divin. Nous sommes tous là pour changer ce monde pour un mieux, chacun de nous apportant sa contribution unique. Mais d’abord nous devons déballer le cadeau que nous apportons, son emballage est la souffrance de notre enfance et les défenses que nous avons érigées pour éviter d’avoir mal.