Imaginez que vous êtes debout, imaginez que vous avez envie de danser. Vous attendez donc un partenaire de danse. Ce partenaire de danse, mes chers amis, je vous invite à l'imaginer. Aujourd’hui ce partenaire de danse sera la partie de vous que vous aimez le moins. Laissez s'approcher de vous cette partie de vous que vous n'aimez pas, pas nécessairement celle que quelqu'un d'autre n'aime pas ou que l'on vous reproche, non, la partie de vous que vous n'aimez vraiment pas.

 

Ressentez votre aversion face à cette partie de vous, ne cachez pas votre aversion, ressentez votre déception d'avoir encore dans votre psyché cette partie que vous n'aimez pas. Ne vous mentez pas à votre sujet, cette partie de vous existe et vous ne l'aimez pas.

 

Touchez dans votre mental de quelle partie de vous il s'agit, placez cette partie de vous devant vous. Cette partie de vous, c'est une petite partie de vous, mais maintenant je vous invite à la voir en grand, comme si elle était aussi grande que vous, aussi large, aussi bien définie que vous. Placez la devant vous et regardez-la, laissez-la se révéler à vous avec toute son ombre, toute sa méchanceté, tout son orgueil, toute sa vanité. Ressentez le mépris que vous avez pour cette partie de vous, regardez à quel point son existence vous énerve et vous empêche d'être la version que vous pensez devoir être pour mériter le meilleur de la vie.

 

Posez durement votre jugement contre cette partie de vous, exprimez à cette partie de vous tout ce qui vous dérange. Vous pouvez l'insulter, vous pouvez la détester, vous pouvez la rejeter, ne vous privez pas puisque cela existe dans votre cœur. Visualisez que vous exprimez et laissez se projeter des mots, des jugements, d'autres choses dont vous n'êtes pas fier. Videz votre sac face à cette partie de vous, faites-lui tous les reproches que vous voulez pendant ces quelques minutes de silence…

 

Maintenant que vous avez exprimé tout ce que vous aviez sur le cœur, tout le rejet que vous ressentiez par rapport à cette partie de vous, observez-la.

 

Comment se tient-elle ? Quelle est l'expression qu'elle arbore sur son visage ? Est ce qu'elle est prête à vous attaquer ? Ou est ce qu'elle est juste triste des différents jugements que vous avez posés sur ses épaules ?

 

Laissez-vous toucher par le ressenti de cette partie de vous que vous rejetez systématiquement, observez les dégâts que vous faites, observez et ressentez. La stature de cette partie de vous a changé, elle a diminué. Là où tout à l'heure elle était aussi grande que vous, elle se retrouve maintenant à être petite comme un enfant. Elle a rétréci et ce n'est pas qu'elle a rapetissé pour faire semblant, elle a réellement rapetissé tellement le poids de votre jugement, le poids de la haine et de votre rejet est lourd à porter pour cette partie de vous.

 

Qu'avez-vous envie de faire avec cette partie de vous maintenant ? Ne vous mentez pas. Donc, si le rejet est encore à l’ordre du jour, si vous n'êtes pas attendri par la souffrance de cette partie de vous que vous refusez d'accueillir, alors soit, mais si vous pouvez trouver dans votre cœur de l'empathie pour cette partie de vous, alors je vous invite à lui tendre la main, à lui tendre la main dans l'acceptation de son existence, dans l'acceptation de son état temporaire. Accueillez cette partie de vous dans votre cœur si vous le pouvez et vous la verrez grandir, grandir et vous rencontrer. Cette partie de vous sait qu'elle a besoin d'un peu de soin, elle a peut-être une attitude rétrograde par rapport au reste de qui vous êtes, mais en elle il y a tant de promesses.

 

Là où les parties de vous qui sont déjà à la hauteur de vos attentes, tout a déjà été dit, aucun progrès n'est possible. Vous êtes avides de ce progrès potentiel et c'est ainsi que je vous invite à entrer dans la danse, la danse véritable entre les parties de vous qui sont déjà purifiées et celles qui ne le sont pas encore.

 

L'œuvre alchimique est cette transformation, accueillez donc cette partie de vous, acceptez-la, regardez-la. C'est avec gratitude qu'elle vous regarde alors et maintenant je vous invite à entrer dans cette danse, la danse de la vie, la danse de la complétude de la nature de l'existence terrestre. Pas de lumière sans son contraste sombre, telle est la loi sur ce plan. Ce n'est pas le plan dont vous êtes issus, mais vous êtes momentanément prisonnier de ce plan terrestre. Il se pourrait que votre séjour dans cette prison se prolonge si vous n'acceptez pas de faire ce pourquoi vous êtes là.

 

Réhabilitez les parties de vous qui sont tombées en disgrâce, votre disgrâce, jamais la disgrâce de votre Créateur, car l'amour est Sa loi et rien que l'amour. Je le répète une fois de plus : Dieu se situe bien au-delà du bien et du mal. Le mal n'est pas votre ennemi, vous avez à dissoudre ce qui est figé, à remettre en mouvement ce qui s’est arrêté de bouger, vous avez à réveiller ce qui s'était endormi. Faites-le et accueillez le tout, tout le temps, accueillez le mouvement même de la vie, cette danse du contraste.

 

Extrait de la transcription de la rencontre avec le Guide du 1er mai 2018 à Autre-Eglise